
Pourquoi faire bénir les tombes les 1er et 2 novembre ?
Chaque année, autour de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts, de nombreuses familles se rendent au cimetière pour prier, fleurir les tombes et les faire bénir. Ce geste est profondément enraciné dans la foi catholique. Faire bénir une tombe, ce n’est pas rendre un culte au défunt ni considérer la tombe comme un lieu magique. C’est demander à Dieu de manifester sa miséricorde envers celui ou celle qui nous a quittés, et de soutenir les vivants dans leur espérance.
La bénédiction ne signifie pas que nous savons déjà avec certitude où se trouve le défunt. Nous le confions humblement à Dieu, qui seul connaît les cœurs et qui est riche en miséricorde. Faire bénir une tombe, c’est donc dire : « Seigneur, nous te confions cette personne que nous avons aimée. Accueille-la dans ta paix, pardonne ses fautes et conduis-la vers la lumière de ta présence ». Devant une tombe, nous pouvons nous souvenir de la vie de la personne, rendre grâce pour ce qu’elle nous a donné et prier pour elle. La tombe nous rappelle également la promesse du Christ « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11, 25). La bénédiction des tombes unit ces deux réalités dans une même espérance : Jésus-Christ est mort et ressuscité, et ceux qui croient en lui sont appelés à vivre éternellement auprès de Dieu.
La Rédaction