
Le temps de Dieu est une immense espérance !
L’été nous offre souvent ce que le reste de l’année nous refuse : du temps. Du temps pour souffler, pour contempler, pour retrouver ceux que nous aimons, mais aussi du temps pour Dieu. Or, les lectures de ce dimanche nous parlent précisément… du temps.
Nous aimerions parfois que tout soit clair, que le bien triomphe immédiatement, que le mal disparaisse enfin. Jésus, lui, nous raconte l’histoire d’un champ où le bon grain pousse avec l’ivraie. Les serviteurs voudraient arracher cette dernière sans attendre. Le maître les en empêche : il sait que la précipitation peut détruire le bon grain. Dieu est patient. Il laisse à chacun le temps de grandir, de mûrir, de se convertir.
Cette patience de Dieu est une immense espérance. Elle nous rappelle que personne n’est définitivement enfermé dans ses erreurs et qu’aucune existence n’est perdue pour le Seigneur. Combien de saints ont connu des détours avant de répondre pleinement à l’appel de Dieu ! Le Seigneur ne se lasse jamais d’attendre notre retour.
Jésus compare aussi le Royaume de Dieu à une minuscule graine de moutarde et à une pincée de levain. Les œuvres de Dieu commencent souvent dans la discrétion. Une famille qui prie ensemble, un enfant qui découvre le Christ, un malade visité, une personne pardonnée : autant de petites graines qui, avec le temps, portent un fruit que nous ne pouvons pas toujours mesurer.
Enfin, saint Paul nous rassure : lorsque nous ne savons plus comment prier, l’Esprit Saint prie en nous. Il porte vers le Père nos silences, nos fatigues et nos espérances. Voilà pourquoi nous ne sommes jamais seuls.
En cette période de vacances, acceptons d’entrer dans le rythme de Dieu. Ne cherchons pas seulement à remplir notre temps, mais à le laisser féconder par sa présence. Le Seigneur continue de semer généreusement dans le champ de notre vie. À nous d’accueillir sa patience, de devenir ce bon grain qui grandit dans la confiance et, humblement, d’être ce levain qui fait lever la pâte du monde.
Bel été à chacune et à chacun, sous le regard bienveillant de Celui qui ne se lasse jamais de croire en nous.
Père José+