
La proposition de loi sur la fin de vie est une défaite pour la fraternité !
« Il est de notre devoir de rappeler notre opposition vive et déterminée à cette proposition de loi et toutes ses conséquences, connues et inconnues », indique l’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich dans un communiqué. « La raison comme la fraternité crient en faveur d’une promotion prioritaire et généreuse des soins palliatifs », ajoute-t-il avant de conclure : « Nous sommes intervenus, publiquement, auprès des parlementaires ; nous avons interpellé les autorités ; nous avons répondu aux demandes d’auditions au Parlement ; nous avons invité les catholiques à dire avec nous à quel projet de société ils croient. Nous continuerons de faire cela, comme nous continuerons de prier, jusqu’au 15 juillet, et au-delà »…
La loi sur la fin de vie est une défaite de la fraternité. Présentée comme une loi de liberté, elle risque surtout d’abandonner les plus vulnérables. Tant que les soins palliatifs ne seront pas accessibles à tous, parler de « libre choix » est un mensonge. Les exemples étrangers montrent que les garde-fous finissent toujours par reculer. Une société fraternelle accompagne, protège et soigne. Elle ne renonce jamais aux plus fragiles…
Après le vote à l’Assemblée nationale ce mardi 30 juin de la proposition de loi sur la fin de vie, de nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour rappeler, en conscience, les dangers et les incohérences du texte qui doit être examiné au Sénat avant un ultime vote par l’Assemblée nationale, le 15 juillet prochain.
La Rédaction