Aide à mourir : les pharmaciens montent au créneau

Aide à mourir : les pharmaciens montent au créneau

La proposition de loi visant à créer un droit à l’aide à mourir, examinée en deuxième lecture au Sénat en séance mi-mai et en commission dès ce 29 avril, n’inclut pas de clause de conscience pour les pharmaciens. Plusieurs amendements ont été déposés en ce sens, mais tous ont été rejetés. Si l’Ordre n’y voit pas « d’insécurité juridique », syndicats et collectifs montent au créneau afin que le cas de conscience du pharmacien soit reconnu au même titre que celui des autres professionnels de santé. C’est actuellement un angle mort du projet de la loi sur l’aide à mourir. L’instauration d’une clause de conscience pour les pharmaciens n’est pas une priorité pour les députés, loin de là. La proposition de loi, examinée en deuxième lecture par la commission des affaires sociales ce mercredi 29 avril avant d’être débattue en séance les 11, 12 et 13 mai prochains, exclut les pharmaciens du processus de prise de décision collégiale, mais aussi du champ de la clause de conscience alors même que cette disposition est reconnue pour les médecins et les auxiliaires médicaux. Pourtant, si la loi passe, ce sont bien les pharmaciens qui prépareraient et délivreraient la substance létale en vue d’une euthanasie ou d’un suicide assisté. Les pharmaciens ne pourraient-ils donc être heurtés en conscience au prétexte qu’ils ne sont que des « intermédiaires » ? Ce projet de loi prévoit un délit d’entrave pour les pharmaciens qui refuseraient de préparer ou délivrer la substance létale, avec des sanctions pénales (deux ans d’emprisonnement et 35.000 euros d’amende) et disciplinaires (interdiction d’exercer).

Source : Aleteia