1er et 2 novembre : deux jours, deux réalités de la foi catholique

1er et 2 novembre : deux jours, deux réalités de la foi catholique

Chaque année, le 1er et le 2 novembre sont souvent confondus. Pourtant, pour les catholiques, ces deux journées ont une signification différente et complémentaire. Le 1er novembre, l’Église célèbre la Toussaint : nous nous réjouissons avec tous les saints, connus et inconnus, qui vivent auprès de Dieu. Le 2 novembre, l’Église fait mémoire de tous les fidèles défunts : nous prions pour ceux et celles qui sont morts et qui ont encore besoin de la purification avant d’entrer dans la pleine communion avec Dieu. Ces deux jours parlent donc de la mort, mais surtout de l’espérance chrétienne et de la vie éternelle.

Le 1er novembre est donc la fête de tous les saints. Être saint ne signifie pas avoir été parfait ou n’avoir jamais connu de difficultés. La sainteté signifie avoir accueilli l’amour de Dieu et être désormais pleinement uni à Lui. Ce jour-là, l’Église célèbre donc : les saints officiellement canonisés, mais aussi tous les saints que nous ne connaissons pas et toutes les personnes qui sont auprès de Dieu dans la gloire du Ciel. La Toussaint est avant tout une fête joyeuse. L’Église nous rappelle que notre destinée n’est pas la mort, mais la vie éternelle auprès de Dieu. C’est pourquoi la liturgie du 1er novembre nous invite à lever les yeux vers le Ciel et à nous rappeler que la sainteté est la vocation de tout chrétien. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Matthieu 5, 8). La Toussaint nous pose donc une question : est-ce que je désire moi aussi vivre un jour auprès de Dieu ?

Le 2 novembre, l’Église célèbre la Commémoration de tous les fidèles défunts, que l’on appelle aussi souvent le jour des morts. Cette journée est différente de la Toussaint. Nous ne célébrons pas les défunts comme s’ils étaient déjà tous au Ciel. Nous prions pour eux et nous les confions à la miséricorde de Dieu. La foi catholique enseigne en effet que ceux et celles qui meurent dans l’amitié de Dieu mais qui ont encore besoin d’être purifiés peuvent recevoir cette purification : c’est ce que l’Église appelle le purgatoire. Nos prières, nos messes et nos œuvres de charité peuvent être offertes pour les défunts. Le 2 novembre est donc particulièrement un jour de prière, de mémoire et d’espérance : « Seigneur, accueille nos défunts dans ta miséricorde et conduis-les à la lumière de ta présence. »

Pourquoi ces deux jours sont-ils placés l’un à la suite de l’autre ? Ce rapprochement est très beau. Le 1er novembre, nous regardons ceux et celles qui sont déjà auprès de Dieu : les saints. Le 2 novembre, nous nous tournons vers ceux qui sont morts et que nous confions à la miséricorde de Dieu : les fidèles défunts. Les deux journées expriment ainsi une même espérance : la mort n’est pas la fin pour celui qui met sa foi dans le Christ. La Toussaint nous montre le but : la communion avec Dieu. Le 2 novembre nous rappelle notre devoir de charité envers nos frères et sœurs défunts : prier pour eux et les confier au Seigneur.

La Rédaction