L’espérance qui élève !

La fête de l’Assomption est une fête de joie et d’espérance. En Marie, l’Église contemple déjà ce que Dieu promet à chacun de ses enfants : la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur le péché, de la lumière sur les ténèbres.

L’Évangile nous présente la Visitation. Marie, qui vient d’accueillir la Parole de Dieu, ne se replie pas sur elle-même. Elle se met aussitôt en route vers sa cousine Élisabeth. Celle qui porte le Christ devient une femme de service, de rencontre et de joie. La présence de Jésus en elle fait naître l’allégresse : Jean-Baptiste tressaille dans le sein de sa mère, Élisabeth est remplie de l’Esprit Saint, et Marie chante son Magnificat.

Ce cantique est celui de tous les pauvres qui mettent leur confiance en Dieu. Marie proclame que le Seigneur renverse les puissants de leurs trônes, relève les humbles, rassasie les affamés et se souvient de son amour. Son espérance n’est pas une illusion : elle s’enracine dans la fidélité de Dieu, qui accomplit toujours ses promesses.

La deuxième lecture nous rappelle que le Christ ressuscité est « le premier de ceux qui se sont endormis ». L’Assomption de Marie est inséparable de cette victoire pascale. Parce que le Christ est vivant, la mort n’a plus le dernier mot. Marie est la première des disciples à participer pleinement à cette victoire. Elle nous précède sur le chemin de la gloire et nous encourage à avancer avec confiance.

Dans un monde souvent marqué par la violence, les divisions et les incertitudes, la Vierge Marie nous apprend à regarder plus loin que les épreuves présentes. Son Assomption nous rappelle que notre destinée n’est pas l’échec ou le néant, mais la communion éternelle avec Dieu.

En cette fête, demandons à Marie de nous apprendre à vivre comme elle : disponibles à la volonté du Seigneur, attentifs aux besoins de nos frères et sœurs, porteurs d’espérance autour de nous. Que notre vie, à son exemple, devienne un Magnificat, un chant de reconnaissance pour les merveilles que Dieu accomplit encore aujourd’hui. Bonne fête de l’Assomption à tous !

Père José