Nous aimons fredonner le refrain de notre chanson préférée. Nous chrétiens, nous devrions aimer fredonner les Béatitudes, cette hymne du bonheur proclamée par Jésus du haut d’une montagne. Car le compositeur des Béatitudes en était en même temps l’acteur : Il ne les a pas seulement chantées, Il les a vécues.
Dieu veut être cherché par les humbles. Et qui sont-ils ces pauvres que l’Ancien Testament appelle anawim ? Ce sont d’humbles croyants, prêts à accueillir la Parole de Dieu et disponibles à Sa volonté. Ils mettent en Lui leur espérance. La Vierge Marie est une anawim comme Jésus, le Maître doux et humble de cœur… Dieu se reconnaît en eux et nous fait connaître ainsi ce qu’Il est. « L’humilité de Dieu » n’est pas un vain mot. L’au-delà de tout est disponible à tous, puissance infinie d’effacement pour que l’autre vive.
Le pauvre de cœur, le doux, l’affligé, celui qui a faim et soif de justice, le miséricordieux, le cœur pur, l’artisan de paix, le persécuté, jusqu’à la mort, pour la justice, l’homme bafoué, c’est Lui. Et maintenant, auprès du Père, Il possède en plénitude la joie. Ceux qui s’identifient à Lui dans leur situation de pauvreté posséderont Sa propre joie. « Votre récompense est grande dans les cieux ! », leur promet-Il. Et leur récompense, c’est Lui, Lui qui sur terre est déjà leur bonheur.
Sans cesse les croyants de nos pays ont à s’interroger sur la place qu’ils font à celui qui est sans argent, sans pouvoir. L’Église nous donne des critères de discernement en reprenant le message du Christ et les mots du psalmiste : « le Seigneur fait justice aux opprimés… Le Seigneur protège l’étranger ».
Père José