Chaque année, le Carême nous conduit au désert. Non pas un lieu de fuite, mais un espace de vérité. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus est conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté. Quarante jours de silence, de faim, de solitude… un temps d’épreuve, mais surtout un temps de clarification. Les tentations auxquelles Jésus fait face résonnent profondément avec nos propres combats : la recherche du confort immédiat, la soif de pouvoir, la quête de reconnaissance. À chaque proposition du tentateur, Jésus répond par la Parole de Dieu. Il nous montre ainsi le chemin : revenir à l’essentiel, s’ancrer dans la confiance, choisir la fidélité plutôt que la facilité.
La première lecture nous rappelle l’histoire du peuple d’Israël, invité à se souvenir du chemin parcouru, de l’esclavage à la liberté. Le Carême est aussi ce temps de mémoire : relire notre histoire personnelle et communautaire, reconnaître ce dont le Seigneur nous a libérés, et lui rendre grâce.
Quant à saint Paul, il nous rappelle que le salut est offert à tous, sans distinction. Il suffit de croire, de confesser notre foi, et de nous abandonner à la miséricorde de Dieu. Le Carême n’est pas un temps de performance spirituelle, mais un temps de conversion du cœur, un chemin humble vers plus de vérité, de justice et d’amour.
Entrer en Carême, c’est accepter de ralentir, de faire silence, de jeûner de ce qui encombre nos vies, pour mieux écouter Dieu et nos frères. C’est apprendre à résister à ce qui nous éloigne de l’essentiel, pour choisir ce qui fait vivre.
Que ces quarante jours soient pour chacun de nous un temps de renaissance intérieure, un chemin de liberté, et une préparation joyeuse à la lumière de Pâques.
Bon et saint Carême à tous !
Père José