L’Épiphanie du Seigneur est la fête de la lumière offerte à tous. Avec les Mages, venus d’Orient, c’est toute l’humanité qui se met en route vers le Christ. Des étrangers, des chercheurs de Dieu, guidés par une étoile, découvrent dans la fragilité d’un enfant la gloire même de Dieu. La première lecture d’Isaïe fait résonner cet appel : « Debout, Jérusalem, resplendis ! ». La lumière de Dieu ne se garde pas pour soi ; elle attire, elle rassemble, elle met en mouvement. Les nations marchent vers cette clarté, portant leurs dons. Le psaume prolonge cette vision : le Roi de paix et de justice vient pour tous les peuples, en particulier pour les pauvres et les petits. Saint Paul, dans la lettre aux Éphésiens, nous rappelle que ce mystère était caché et qu’il est maintenant révélé : en Jésus Christ, les païens sont appelés à partager le même héritage. L’Épiphanie n’est pas seulement un souvenir du passé ; elle dit quelque chose de l’Église aujourd’hui. Nous sommes une communauté envoyée pour témoigner que Dieu se donne à tous, sans frontières, sans exclusion. Dans l’Évangile, les Mages adorent, offrent l’or, l’encens et la myrrhe… puis repartent par un autre chemin. Rencontrer le Christ ne laisse jamais intact. La vraie adoration conduit à une conversion du cœur et parfois à changer de route. En cette fête de l’Épiphanie, demandons la grâce d’être, personnellement et en Église, des reflets de cette lumière du Christ : une lumière humble mais fidèle, capable de guider, d’accueillir et de conduire vers Dieu ceux qui cherchent encore l’étoile.
Père José