
Pour mieux comprendre l’Évangile de ce dimanche
Dans ce passage, Jean le Baptiste reconnaît publiquement Jésus comme « l’Agneau de Dieu », celui qui enlève le péché du monde. Il témoigne que Jésus vient de Dieu et le révèle non par ses propres idées, mais par le signe de l’Esprit qui descend et demeure sur lui. Jean s’efface pour laisser place au Christ : sa mission est de montrer, non de retenir. Ce texte invite le croyant à reconnaître en Jésus le Sauveur envoyé par le Père et à accueillir l’action de l’Esprit qui conduit à la foi.
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Une affirmation qui nous est familière, puisque nous la retrouvons dans la liturgie eucharistique (Gloria ou avant la communion). Agneau immolé ou Agneau vainqueur, l’image est traditionnelle et nous renvoie au mystère pascal. Cette Pâque par laquelle nous sommes sauvés et libérés du péché, autant dire de ce qui s’interpose entre Dieu et nous, nous empêchant de nous accomplir pleinement. Évoquer l’Agneau, c’est donc évoquer la croix et l’horizon qu’elle nous ouvre. La croix ne signifiant pas autre chose que cet appel irrésistible de l’Amour qui ne peut pas nous convaincre de force. La croix qui est passée parmi nous pour révéler la vie et la restaurer dans toute sa dignité, pour faire prendre conscience de cette collaboration nécessaire à l’œuvre divine à laquelle nous sommes appelés.
Père José+