La béatification historique de cinquante martyrs du nazisme
Notre-Dame de Paris a accueilli le 13 décembre dernier un événement d’une rare ampleur : la béatification de cinquante catholiques français morts en haine de la foi sous le régime nazi. Présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, cette célébration est la plus grande béatification collective jamais organisée en France, de prêtres, séminaristes, religieux, scouts, jocistes, laïcs dont trois sont issus de notre diocèse : le père Maurice Rondeau, prêtre du diocèse qui fut un éducateur né, un semeur d’enthousiasme parmi les jeunes, un prêtre fervent et entièrement donné à son ministère est aujourd’hui reconnu « martyr de l’apostolat » ; René Rouzé (1922-1945), jociste, né à Bombon-Mormant et René Boitier (1917-1945), scout, né à Faremoutiers. Ces cinquante martyrs forment un portrait pluriel de l’Église en France pendant la guerre. Tous ont choisi de rester aux côtés de leurs compatriotes envoyés en Allemagne pour le Service du Travail Obligatoire (STO). Au-delà de l’émotion, cette béatification ouvre un chemin de réflexion pour le temps présent : ces martyrs invitent à relire l’héritage spirituel de la Seconde Guerre mondiale, à mesurer ce que signifie la liberté, et à considérer combien la foi peut devenir un ferment de courage et d’espérance dans les contextes les plus sombres. En redonnant voix à ces figures souvent oubliées, l’Église met en lumière un héritage spirituel qui continue d’éclairer les consciences et d’inspirer ceux qui cherchent, dans le monde d’aujourd’hui, à vivre l’Évangile avec courage et simplicité.
La Rédaction